Pour un débutant, pour un kador, les conditions météorologiques et aérologiques ne sont pas les mêmes. Comprenez que pour apprendre à nager, un plan d'eau calme est requis, que pour apprendre à surfer, il faut des vagues adaptées, et ensuite, selon le niveau et les prétentions, on va à Nazaré ou on reste, avec son paddle ou son longboard, sur les vagues de sa plage ordinaire.
Ordinairement, dans la nature, pour ce qui est du vol libre, on considère le vent qui détermine l'endroit d'où on va s'élancer, et le plus souvent, on s'élance d'un sommet ou d'une pente.
Il faut pour s'envoler un brin de vitesse afin que les forces aérodynamiques qui s'exercent alors sur l'aile compensent (euh, à développer) la force gravitationnelle.
Les conditions ne sont pas adaptées à la pratique de chacun tous les jours. Un néophyte volera de bon matin, ou le soir tard, lorsque l'air n'est pas agité, ou pas trop.
Bonne journée type. A neuf heures, au parking, le vent se devine NNE. Il fait un peu froid. Le matériel est sorti, et on déballe au sommet à quelques minutes. Après quelques essais, il est temps d'aller au décollage. Le vent s'est axé plus nord, et il est plus fort. Un néophyte s'emmêle tandis qu'un plus aguerri (un peu) décolle et fait la démo au néophyte qui s'élance quelques minutes après lui. Un peu plus tard, il est remonté, a repris son souffle et se prépare à nouveau. Le second vol est déjà différent et un thermique le remonte un peu. Séquence émotion. Les élèves habitués décollent les uns après les autres, se maintiennent, montent, tournent, se posent au sommet. Le vent devient plus rafaleux. Un kador de passage fait la démo. Oh, c'est agité, on arrête. Allez, on ramasse, on se retrouvera à Tréfeuntec à 13H30 pour du gonflage. Le sandwich avalé, il est temps de gonfler les vieilles voiles. Le vent monte, des moutons apparaissent. Tandis que certains continuent à se battre, d'autres ramassent, et les grands élèves vont au déco. C'est parti pour un soaring. Il ne faut pas tomber dans l'eau ni aller dans les broussailles, ou rencontrer un copain. Les moutons sont plus gros, il est temps de se poser. On se retrouvera au Ménez à 18 heures. Bon, c'est fort, on attend un peu. Et c'est parti pour les plus grands élèves. Les néophytes du matin attendent encore un peu, et selon leur niveau, s'élancent les uns après les autres pour un petit vol qui dure plus longtemps. C'est magique. On en profite, demain, le vent passe au sud, on ira à Kervijen gonfler et voler avant la pluie.
Pour ce qui est de l'école de parapente du Ménez-Hom, les rampants deviennent volants à partir des pentes du Ménez-Hom (d'où l'école) car les pentes utilisées sont douces, sans obstacle, et les atterrissages assez grands et dégagés.
Le problème est qu'elles ne sont orientés que de ONO à N (290° à 360°). 360° ne signifie pas qu'elles sont orientées tous azimuts. Il y a d'autres pentes, mais elles sont peu accentuées, ou agressives, et/ou les atterrissages ressemblent à la jungle..